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Marek Halter
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Marek Halter à Strasbourg (2010).
Naissance (94 ans)
Varsovie (Pologne)
Nationalité Française
Activité principale
Écrivain
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur
Auteur
Langue d'écriture Français

Marek Halter, né le d'après l'état civil, et 1936 pour Marek Halter, à Varsovie, est un écrivain français. Juif d'origine polonaise, naturalisé français en 1980, il aborde dans ses livres l'histoire du peuple juif.

Biographie

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Jeunesse et guerre

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Marek Halter est le fils de Salomon Lewi Halter (1905-1963), linotypiste, issu d'une lignée d'imprimeurs, et de Pola Perl Rotstein (1913-1974), bibliothécaire et poétesse écrivant en yiddish.

En 1940 (ou en 1941 ? les sources divergent), ses parents fuient le ghetto de Varsovie créé par l'occupant allemand et passent dans la partie orientale de la Pologne, occupée par l'Union soviétique.

À la suite de l'invasion de l'Union soviétique par l'Allemagne nazie le , ses parents, qui se trouvent alors à Moscou, sont évacués en République socialiste soviétique d'Ouzbékistan à Kokand, une ville de 300 000 habitants où se trouvent un million de réfugiés. Bérénice, la s?ur cadette de Marek, âgée de trois ans, y meurt de faim et ses parents sont frappés par la dysenterie. Alors qu'il n'a pas encore six ans, Marek fait tout ce qu'il peut pour sauver ses parents.

En 1945, c'est au titre de délégué des pionniers de la République socialiste soviétique d'Ouzbékistan que, âgé seulement de neuf ans, il se rend à la fête de la victoire à Moscou sur la place Rouge pour offrir des fleurs à Staline.

Retour en Pologne et départ pour la France

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En 1946, à l'âge de dix ans, le jeune Marek retourne en Pologne, où il réside avec sa famille jusqu'à son départ pour Paris en 1950.

À quinze ans, il est mime dans la compagnie de Marcel Marceau, puis il est reçu aux Beaux-Arts de Paris. En 1953, il est lauréat du prix international de peinture de Deauville et lauréat de la Biennale d'Ancône. Il est alors invité au musée de Jérusalem et expose un ensemble de peintures et d'aquarelles au musée d'Haïfa. En décembre il expose à la galerie Cimaise de Paris, boulevard Raspail.

En 1955, il part en Argentine pour une exposition personnelle à Buenos Aires. Il se lie d'amitié avec le président Juan Perón, puis est expulsé d'Argentine en 1957, après le Coup d'État qui fit chuter Perón. Il revient alors en France.

Il illustre des recueils de poésie de sa mère dans les années 50-60.

En 1963 il expose à la Biennale de Paris Faits divers à Ouarzazate, dans la section peinture, participation française.

Militant de la paix et écrivain

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À la veille de la guerre des Six Jours, en 1967, il lance un appel international en faveur de la paix au Proche-Orient. Après la fin de la guerre, il fonde le Comité international pour la paix négociée au Proche-Orient ; il est à l'origine des premières rencontres entre Israéliens et Palestiniens.

En 1968, il fonde la revue Éléments dirigée par son épouse Clara Halter. C'est la première publication à laquelle collaborent à la fois des Israéliens, des Palestiniens et des Arabes.

Il crée en 1972 un comité pour la libération de l'écrivain juif soviétique Edouard Kouznetsov (ru) et lance plusieurs campagnes internationales en faveur des juifs d'URSS.

En 1974 il fait un voyage à New-York puis à Sao-Paulo avec un passeport français 6 ans avant d'être naturalisé.

En 1976, Marek Halter publie son premier livre Le Fou et les Rois, prix Aujourd'hui relatant ses expériences au Proche-Orient. Ce livre devient un best-seller.

Il fonde en 1978 un comité pour la libération du journaliste argentin Jacobo Timerman.

En 1979, il crée Action internationale contre la faim avec Françoise Giroud, Bernard-Henri Lévy, Alfred Kastler (prix Nobel de physique), Guy Sorman, Robert Sebbag, ainsi qu'un certain nombre de médecins, journalistes, écrivains. En 1981, il crée un comité Radio-Kaboul libre.

En 1982, il est élu président de l'Institut Andreï Sakharov, puis, en 1984, préoccupé par la montée du racisme et de l'antisémitisme en France, il participe à la création du mouvement SOS Racisme.

Après six années de recherches, il termine La Mémoire d'Abraham, roman sur l'histoire deux fois millénaire d'une famille juive ? en partie la sienne ?, qui paraît en France en 1983 (ce roman aurait été écrit avec l'aide d'un nègre littéraire, Jean-Noël Gurgand). Cet ouvrage est vendu à plus de cinq millions d'exemplaires à travers le monde. Il obtient en France le prix du Livre Inter et reste pendant huit semaines sur la liste des best-sellers du New York Times.

En 1991, il crée deux collèges universitaires français en Russie, l'un à Moscou et l'autre à Saint-Pétersbourg, dont il est président.

En 1992, ami de Yitzhak Rabin, de Shimon Peres et de Yasser Arafat, il participe activement à l'organisation de rencontres secrètes entre Israéliens et Palestiniens, d'abord à Paris puis à Oslo.

En 1994, il termine son film Les Justes, qui ouvre en 1995 le festival du cinéma de Berlin.

En 2003, l'écrivain se voit confier, par le président de la République Jacques Chirac, le commissariat général de la participation française au Tricentenaire de la Ville de Saint-Pétersbourg.

En 2012, Marek Halter dédie un documentaire à la région autonome juive de Russie : Birobidjan, Birobidjan !. Le film est diffusé sur France 5 le .

Marek Halter participe à la fondation de l'institut Sorbonne-Kazakhstan, installé par Sorbonne Paris Cité à Almaty et inauguré en par les présidents François Hollande et Noursoultan Nazarbaïev. L'Institut propose aujourd'hui quatre cursus de licence et trois cursus de master.

Défenseur du dialogue interreligieux, Marek Halter est, en 2017, l'un des organisateurs de la Marche des musulmans contre le terrorisme. Celle-ci, composée d'une trentaine d'imams du monde entier, fait escale dans plusieurs villes d'Europe frappées par le terrorisme djihadiste (Berlin, Bruxelles, Paris, Toulouse, Nice?) pour y apporter un message de tolérance. Le , ils se rendent à l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) dans laquelle fut assassiné le père Jacques Hamel le .

Marek Halter, qui a publié une vingtaine de livres, romans et essais, collabore à une douzaine de journaux et magazines à travers le monde dont Libération, Paris Match, Die Welt, VSD, El País, The Jerusalem Post, The Forward, La Repubblica, Expressen.

Autres

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Il est soupçonné par la DST française d'être « un agent des services israéliens ».

Il a soutenu Vladimir Poutine lors de la seconde guerre de Tchétchénie.

  1. ? Marek Halter, Les mystères de Jérusalem, Groupe Robert Laffont, (ISBN 978-2-221-11939-6)
  2. ? Marek Halter, La Mémoire d'Abraham, Groupe Robert Laffont, (ISBN 978-2-221-11937-2)
  3. ? (en) « Perl Halter », sur merhav.nli.org.il (consulté le )
  4. ? Rachel Killick, Uncertain Relations: Some Configurations of the "third Space" in Francophone Writings of the Americas and of Europe, Peter Lang, (ISBN 978-3-03910-189-4)
  5. ? « L'homme qui a tout vécu », sur lepoint.fr, .
  6. ? « Les conflits internes des sociétés égyptienne et israélienne vus par deux périodiques », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. ? « L'équipe du Collège universitaire français de Moscou », sur moscuf.org (consulté le ).
  8. ? Gérard Abensour, « Le tricentenaire de la fondation de la ville de Saint-Pétersbourg », La Revue russe, vol. 22, n 1,‎ , p. 7?13 (DOI 10.3406/russe.2003.2157, lire en ligne, consulté le ).
  9. ? « Saint-Pétersbourg prépare son tricentenaire - Pour Marek Halter, la France pourrait jouer un rôle central dans les célébrations de 2003 en Russie », sur artaujourdhui.info (consulté le ).
  10. ? Raphaël Emile, « Birobidjan, Birobidjan ! à découvrir ce soir sur France 5 », sur programme-tv.net, (consulté le ).
  11. ? « Institut Sorbonne-Kazakhstan », sur sorbonne.kaznpu.kz (consulté le ).
  12. ? « Institut Sorbonne-Kazakhstan », sur sorbonne.kaznpu.kz (consulté le ).
  13. ? « "Marche contre le terrorisme" : des imams dénoncent les crimes au nom de l'islam », sur LExpress.fr, (consulté le ).
  14. ? Loreline Merelle, « Marche des imams contre le terrorisme : petite foule, grand espoir », sur Le Point, (consulté le ).
  15. ? « La marche contre le terrorisme s'est arrêtée à Saint-Étienne-du-Rouvray » Accès payant, sur paris-normandie.fr (consulté le ).
  16. ? « La marche contre le terrorisme arrive à Saint-Etienne du Rouvray lundi », sur Europe 1, (consulté le ).
  17. ? Simon Auffret, « Saint-Étienne-du-Rouvray : la prière des imams "contre le terrorisme" », sur France 3 Normandie, (consulté le ).
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