source wikipédia

Marivaux
Marivaux en 1743.
Fonction
Fauteuil 24 de l'Académie française
-
Claude François Alexandre Houtteville
Claude-François Lizarde de Radonvilliers
Biographie
Naissance

Paris, France
Décès
(à 75 ans)
Paris, France
Sépulture
Église Saint-Eustache de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Pierre Carlet
Formation
Collège de l'Oratoire
Université de Paris (1215-1793). Faculté de droit (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Écrivain, journaliste et dramaturge
Période d'activité
-Voir et modifier les données sur Wikidata
Rédacteur à
Le Spectateur françois, L'Indigent Philosophe, Le Cabinet du philosophe
Autres informations
Date de baptême
Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Académie française (-)
Société du bout du bancVoir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Lumières
Genre artistique
Roman, théâtre
Adjectifs dérivés
marivaudien, marivaldien
?uvres principales
  • Arlequin poli par l'amour (1720)
  • La Double Inconstance (1723)
  • L'Île des esclaves (1725)
  • Le Jeu de l'amour et du hasard (1730)
  • Les Fausses Confidences (1737)
  • La Dispute (1745)

Marivaux, né Pierre Carlet, baptisé le à Paris et mort le dans la même ville, est un journaliste, romancier et dramaturge français.

Surtout connu pour son théâtre et attaché aux Comédiens italiens, Marivaux est aussi romancier et journaliste, toujours spectateur solitaire d'une société en pleine transformation.

Il est élu à l'Académie française en 1742.

Il est le 5 auteur le plus joué par la Comédie-Française.

  1. ? Article « Marivaux », Encyclopædia Universalis, 1992, t. 14, p. 579.
  2. ? « Auteurs et répertoire », sur prod.comedie-francaise.fr (consulté le ).

Biographie

[modifier | modifier le code]

Patronyme

[modifier | modifier le code]

Il existe peu de documents et d'informations concrètes, précises et référencées sur la vie de Marivaux ; nombre de celles qui circulent à son sujet sont donc erronées ou infondées. Trois exemples justifient la prudence dont il faut entourer toute biographie de Marivaux et l'importance de référencer toute information.

Le nom « Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux » n'apparaît jamais comme tel et n'a aucun fondement administratif ou généalogique. Marivaux est né Pierre Carlet. À son entrée à la faculté de droit, il se fait appeler Pierre Decarlet. En 1716, il utilise pour la première fois le nom de « Carlet de Marivaux », en signature de l'épître de l'édition de son Homère travesti. Quant à Chamblain, c'est le nom de famille de son cousin germain du côté maternel, Jean-Baptiste Bullet de Chamblain, accolé dans des catalogues de libraires.

Éléments biographiques

[modifier | modifier le code]

Marivaux est issu d'une famille de nobles originaires de Normandie qui avait fourni un sénateur au Parlement de Rouen. Son père, Nicolas Carlet, travaille dans l'administration de la marine jusqu'en 1698, puis à la Monnaie, où il a acheté, le , une charge de contrôleur-contre-garde à la Monnaie de Riom, dont il est devenu directeur, probablement vers 1703. Sa mère, Marie-Anne Bullet, est la s?ur de Pierre Bullet, architecte du roi, qui ouvrira à Marivaux les portes de la Cour.

En 1698, la famille part s'installer à Riom. Il est élève au collège des Oratoriens de Riom de 1704 à 1711, et poursuit sa formation à Limoges, à la fin de ses études secondaires. Il entame des études de droit, mais fréquente surtout les salons littéraires de la ville, où il déclare Molière dépassé. Mis au défi, il écrit, en une semaine, sa première pièce, Le Père prudent et équitable, qui est joué à Limoges en 1708.

En , il entreprend, en dilettante, des études à l'École de droit de Paris, plus pour plaire à sa famille que par vocation. Logé à Paris chez son oncle Pierre Bullet, mort en 1716, il entame, la même année, une carrière de journaliste et de dramaturge en 1716.

Le , il épouse Colombe Bologne, fille d'un riche avocat originaire de Sens, conseiller du Roi, dont la dot permet au ménage de vivre dans l'aisance. Prosper Jolyot de Crébillon signe l'acte comme témoin. La fille unique du couple, Colombe Prospère naquit moins de 7 mois plus tard, le  ; elle entre à l'abbaye Notre-Dame-du-Trésor de Bus-Saint-Rémy en 1745 et y termine sa vie.

Son père meurt le . La famille est vraisemblablement fortement affectée par la banqueroute de Law en 1720.

Le , il est admis à la licence en droit. Reçu avocat, il n'exercera jamais. Il perd son épouse en 1723. Marivaux est élu à l'Académie française en 1742. Malade depuis 1758, Marivaux succombe à une pleurésie le .

  1. ? Françoise Rubellin, Marivaux dramaturge : la double inconstance, le jeu de l'amour et du hasard, Paris, Honoré Champion, , 290 p. (ISBN 978-2-85203-583-6, lire en ligne), p. 9.
  2. ? L'Homère travesti : ou L'Iliade en vers burlesques, t. 1, Paris, Pierre Prault, , 336 p., 2 parties en 1 vol. : pl., frontisp. gr. ; in-12 (lire en ligne sur Gallica), viii.
  3. ? Otto Lorenz (de), Catalogue général de la librairie française, t. 10, Paris, É. Champion, , 1887 p., 34 vol. ; 24 cm (OCLC 8662714, lire en ligne), p. 222.
  4. ? Georges Couton, « Le sieur Nicolas Carlet, père de M. Pierre Carlet de Marivaux », Revue d'histoire littéraire de la France, Paris, vol. 53,‎ , p. 92-94 (ISSN 2105-2689)
  5. ? Michel Gilot, « Maître Nicolas Carlet et son fils, Marivaux », Revue d'histoire littéraire de la France, vol. 68,‎ , p. 482-500 (ISSN 2105-2689, lire en ligne sur Gallica)
  6. ? Hervé Duchêne, Marivaux : Les Fausses Confidences, Rosny, Bréal, , 123 p., 18 cm (OCLC 45154844, lire en ligne), p. 10.
  7. ? Jean Ehrard (dir.), Le Collège de Riom et l'enseignement oratorien en France au XVIII siècle, Paris, CNRS Éditions ; Oxford, Voltaire Foundation, 1993.
  8. ? Estelle Doudet, Marivaux, Levallois-Perret, Studyrama, , 238 p., in-16 (ISBN 978-2-84472-499-1, lire en ligne), p. 32.
  9. ? « Contrat de mariage entre Pierre Carlet de Marivaux et Colombe Bologne. », sur francearchives.gouv.fr (consulté le )
  10. ? Blaise-Louis Pelée de Chenouteau, Conférence de la coutume de Sens, Sens, Vve Tarbé, , viii, 621, iii p., 4 vol. 27 cm (OCLC 1029975049, lire en ligne sur Gallica), p. 615.
  11. ? Françoise Rubellin, « Marivaux », émission Au c?ur de l'histoire sur Europe 1, 12 février 2013.
  12. ? Lucette Desvignes-Parent, Marivaux et l'Angleterre : essai sur une création dramatique originale, Paris, Klincksieck, , 539 p., 24 cm (OCLC 1014535993, lire en ligne), p. 488.
  13. ? « Biographie de Marivaux », sur Fiches de lecture (consulté le ).


Erreur de référence?: Des balises <ref> existent pour un groupe nommé «?alpha?», mais aucune balise <references group="alpha"/> correspondante n'a été trouvée

La suite sur Wikipedia...